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29 avril 2006

Le président chinois rencontre de hauts responsables de l'ONU


NAIROBI, 28 avril (XINHUA) -- Le président chinois Hu Jintao a rencontré vendredi la Directrice du Programme des Nations unies pour les établissements humains (ONU-HABITAT), Anna Kajumulo Tibaijuka, et le directeur par intérim du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), Shafqat Kakakhel. (Photo: Xinhua)

M. Hu a indiqué que le programme ONU-HABITAT avait déployé d'importants efforts pour promouvoir la construction d'habitations et pour le développement durable.

Il a ajouté que le PNUE avait joué un rôle important pour la résolution des problèmes d'environnement dans le monde, pour la promotion de la coopération internationale dans ce domaine et pour aider les pays en développement à améliorer leur capacité à protéger l'environnement.

Il a souligné que la Chine avait toujours soutenu la coopération internationale dans ces domaines et qu'elle allait renforcer ses échanges avec les deux programmes de l'ONU dont elle soutient le travail.

Mme Tibaijuka a précisé que la Chine avait de nombreuses expériences positives dans le développement de l'habitat, que l'ONU-HABITAT applique dans d'autres régions du monde.
L'ONU-HABITAT apprécie l'aide de la Chine au peuple africain dans ce domaine, a-t-elle assuré.
M. Kakakhel a indiqué que le PNUE était reconnaissant à la Chine pour son attention et ses efforts pour la protection de l'environnement.

Il a indiqué que la Chine avait toujours soutenu le travail du PNUE et que la coopération entre les deux parties avait progressé régulièrement aux niveaux bilatéral, régional et mondial.
Le PNUE envisage d'approfondir sa coopération avec la Chine.
M. Hu est arrivé jeudi à Nairobi pour une visite de trois jours au Kenya à l'invitation du président kenyan Mwai Kibaki.
Le Kenya est la cinquième étape de la tournée de M. Hu qui s'est déjà rendu aux Etats-Unis, en Arabie saoudite, au Maroc et au Nigeria. Fin

Réchauffement climatique: Rien de moins que Kyoto

Lors d'une entrevue exclusive publiée par Le Devoir, samedi, le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Claude Béchard, s'est dit inquiet de certaines déclarations de son homologue fédérale, Rona Ambrose, selon laquelle Ottawa envisagerait une solution de rechange au protocole de Kyoto.
« Pour nous, Kyoto est la base; c'est le minimum », a affirmé le ministre Béchard, avant de préciser que le gouvernement Charest ne peut concevoir de laisser de côté le traité international sur la réduction des gaz à effet de serre (GES).

Le ministre Claude Béchard

Selon M. Béchard, il serait « assez épouvantable de voir que tous les efforts qu'on a faits, chez les papetières par exemple, en argent ou autrement, auraient inutilement imposé un prix économique à nos entreprises, et tout ça en prévision de Kyoto. »
Si jamais, toutefois, Ottawa se retirait malgré tout du protocole de Kyoto et lui préférait un autre accord, avec d'autres partenaires, Québec pourrait alors se tourner vers les quelques États américains qui plafonnent déjà leurs émissions de gaz à effet de serre.
Ces neuf États, dont sept se trouvent à proximité du Québec, ont signé une entente, en décembre dernier, en vertu de laquelle ils s'engagent à plafonner leurs grands émetteurs de gaz à effet de serre et à créer un système d'échange de crédits d'émissions. Si Québec rejoint ce groupe qui a littéralement fait un pied de nez à l'administration Bush, l'entente deviendrait alors continentale.
Le ministre Béchard entend dévoiler au cours des prochains mois son propre plan de lutte contre les changements climatiques.

Le Premier ministre japonais Koizumi en Afrique pour contrer l'influence de la Chine


Le Premier ministre japonais Junichiro
Koizumi le 25 avril 2006 à Tokyo
© AFP/Pool/Arch. Everett Kennedy Brown.
TOKYO (AFP) - samedi 29 avril 2006 - 9h33 - Le Premier ministre japonais Junichiro Koizumi a quitté samedi Tokyo pour une tournée en Afrique, un continent au coeur des préoccupations diplomatiques du Japon qui cherche à contrer l'influence croissante de la Chine et à renforcer son rôle sur la scène internationale.
M. Koizumi se rend en Ethiopie, puis au Ghana, pour la première visite d'un Premier ministre nippon dans ces pays, avant de faire escale en Suède sur le chemin du retour.
"La stabilité en Afrique pèse de façon significative sur la paix internationale et le développement. Même si la région est très loin du Japon, je veux discuter de stratégies pour offrir une assistance supplémentaire afin qu'ils (les pays africains) puissent subvenir à leurs besoins", a déclaré M. Koizumi avant de prendre l'avion.
A Addis Abeba, siège de l'Union africaine (UA), M. Koizumi rencontrera des dirigeants de la région pour discuter de la lutte contre la pauvreté.

Depuis 1993, le Japon anime la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD), qui est devenue le principal cadre d'échanges entre le continent noir et l'Asie afin de favoriser l'essor de l'Afrique.
Tokyo ne saurait ignorer le poids de l'Afrique dans le cadre de sa campagne pour obtenir un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l'Onu, priorité de sa diplomatie.
Le Japon, deuxième pays donateur mondial après les Etats-Unis, s'est d'ailleurs engagé, lors du dernier sommet du G8 à Gleneagles (Ecosse), à tripler son aide financière à l'Afrique d'ici la fin 2008.

Et lors du dernier sommet de la TICAD à Tokyo en 2003, les Japonais avaient promis de verser un milliard de dollars d'aide à l'Afrique en cinq ans.
Toutefois, Tokyo n'a pas encore réussi à convaincre l'Union africaine (UA) d'appuyer son projet de réforme des Nations unies qui se heurte à la vive hostilité de Pékin.
Les 53 pays de l'UA ont refusé d'abandonner leur demande de deux sièges permanents avec droit de veto au sein d'un Conseil de sécurité élargi, alors que Tokyo militait pour que les nouveaux membres permanents n'aient pas un droit de veto.
En outre, la Chine, grande rivale asiatique du Japon, a lancé une offensive de charme majeure en Afrique en raison principalement de ses énormes besoins énergétiques, en particulier en pétrole.
Le président chinois Hu Jintao vient de visiter le Maroc, le Nigeria --où il a signé un accord touchant au secteur pétrolier-- et le Kenya.

La dernière visite de M. Koizumi en Afrique remonte à septembre 2002 pour le au sommet mondial sur le développement durable à Johannesburg (Afrique du Sud).
Le seul autre chef de gouvernement japonais à avoir mis le pied en Afrique est le prédécesseur de M. Koizumi, Yoshiro Mori, qui avait visité le Kenya, le Nigeria et l'Afrique du Sud en 2001.

Kenya: la Chine conclut un accord pétrolier avec Nairobi

NAIROBI (AFP) - vendredi 28 avril 2006 - 14h49 - La Chine a conclu vendredi un accord de prospection pétrolière avec le Kenya, dernière étape de la tournée du président chinois Hu Jintao, qui a été axée sur l'énergie pour répondre aux besoins de l'économie du géant asiatique en pleine expansion.
(Photo: Xinhua)

L'accord, signé entre le ministre kényan de l'Energie, Henry Obwocha, et la société publique China National Offshore Oil Corporation (CNOOC), concerne "la prospection de pétrole dans des régions du Kenya", a déclaré à la presse le ministre kényan des Affaires étrangères, Raphael Tuju.
Selon un communiqué de CNOOC publié à Hong Kong, il porte sur six blocs prospectifs off-shore sur la côte kényane, dans l'océan Indien.
"La signature de ces (six) contrats montre que CNOOC étend avec succès son exploration à l'étranger vers l'Afrique de l'Est", a estimé la compagnie, jugeant que "cette vaste région a un potentiel très attractif d'exploration inexploité".
"L'accord ne porte pas sur de l'argent", a précisé M. Obwocha. "Les Chinois feront les dépenses nécessaires pour l'exploration. S'ils ne trouvent pas de pétrole, ils auront perdu de l'argent, mais s'ils en trouvent, on conclura un accord de partage", a-t-il ajouté à Nairobi.
A plusieurs reprises, il y a eu des prospections de pétrole au Kenya, qui n'ont jusqu'à présent rien donné.
Au cours de sa tournée qui l'a conduit dans cinq pays, le président Hu a déjà signé un accord pétrolier avec le Nigeria, neuvième exportateur mondial de pétrole, et discuté avec l'Arabie saoudite, premier exportateur de brut, d'un projet de stockage de pétrole saoudien en Chine.
L'an dernier, la Chine a acheté 38,47 millions de tonnes de brut à l'Afrique, soit 9% de plus qu'en 2004. Ce pétrole venait essentiellement d'Angola, du Soudan et de République démocratique du Congo, selon des chiffres officiels chinois.
En plus de conclure un accord sur le pétrole, la Chine et le Kenya "se sont entendus pour renforcer leur coopération dans le domaine de l'agriculture, de l'énergie, du commerce, de l'investissement, des infrastructures, des sciences et des technologies", selon un communiqué conjoint des deux pays.
La Chine a accordé 70 millions de yuans (8,7 millions de dollars, 7 millions d'euros) au Kenya, notamment sous forme de riz pour venir en aide aux victimes de la famine dans le nord du pays, de médicaments anti-paludéens et de coopération technique et économique.
La Chine s'est aussi engagée à rénover les routes de Nairobi, en très mauvais état, et le plus grand stade de la capitale.
Le commerce entre les deux pays a augmenté de près de 30% entre 2004 et 2005 pour atteindre 475 millions de dollars (382 millions d'euros), selon des chiffres officiels.
La Chine est le grand gagnant de ces échanges: les exportations chinoises, notamment de machines, de textiles et d'outils agricoles, représentent 457 millions de dollars (368 millions d'euros).
"Nous sommes très satisfaits du commerce que nous faisons avec la Chine et nous espérons faire encore mieux (...) avec ce pays", a déclaré le président kényan Mwai Kibaki qui s'est entretenu vendredi matin avec M. Hu.
Le président chinois doit quitter le Kenya samedi, après avoir visité vendredi après-midi les bureaux des Nations unies dans la capitale.
La visite de M. Hu intervient huit mois après celle de M. Kibaki en Chine, où il avait sécurisé des emprunts et des dons d'une valeur de 35 millions de dollars (28 millions d'euros).

Cameroun: Le Cameroun veut réhabiliter son couvert végétal

Cameroon Tribune (Yaoundé)

28 Avril 2006Publié sur le web le 28 Avril 2006 : Jeanine Fankam

Des réflexions qui ont commencé dans ce sens à Mbalmayo lundi dernier, conformément aux directives de l'OIBT s'achèvent aujourd'hui.
Lundi dernier, s'est ouvert à Mbalmayo, un atelier de cinq jours sur le mode de restauration, d'aménagement et de réhabilitation des forêts tropicales et secondaires du Cameroun. La nécessité de reconstituer les parties dégradées est devenue un impératif au vu de l'avancée du désert, du réchauffement climatique, de la perte de la biodiversité sans compter la diminution des ressources forestières.
Dans les zones de savane par exemple, la sécurité énergétique constitue un défi. Les effets combinés de l'exploitation des boisements naturels, des défrichements agricoles, des pâturages et de la sécheresse ont contribué à une baisse du potentiel ligneux préjudiciable à l'équilibre besoins/ressources et à un recul de la couverture végétale, défavorable au climat. La situation est d'autant plus préoccupante qu'une étude récente de la FAO sur l'évaluation des ressources forestières nationales a montré que 70% des forêts camerounaises sont secondaires.
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Il faut donc réagir pour restaurer le couvert végétal et préserver la biodiversité. Certaines actions ont déjà été entreprises. Une étude vient par exemple d'être menée avec l'appui de la FAO sur l'évaluation des ressources forestières du Cameroun. Cette étude permet d'avoir toutes les informations sur l'ensemble des écosystèmes forestiers du Cameroun et vise à mettre en place un moyen de surveillance pour une prise de décisions pertinentes sur les ressources forestières.
L'atelier de Mbalmayo intervient dans le prolongement du programme national de reboisement. Ses propositions fourniront les outils supplémentaires pour la reconstitution du couvert forestier avec la participation des populations. Cet atelier a permis aussi de faire un diagnostic participatif des causes de la dégradation des forêts au Cameroun. Il proposera dans ses conclusions attendues cet après-midi, des orientations pour une meilleure gestion et des solutions pour réhabiliter les parties dégradées.
De suggestions découleront des explosés sur la présentation de l'état actuel de la forêt camerounaise, des discussions entre experts sur les outils pouvant aider à la mise en oeuvre de la nouvelle politique de restauration, etc. L'atelier se déroulait dans les locaux de l'Ecole nationale des Eaux et Forêts de Mbalmayo. Il a été ouvert par Madi Ali, secrétaire général du ministère des Forêts et de la Faune. Le séminaire est organisé par le ministère des Forêts et de la Faune, en partenariat avec l'Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT). Y participent, des Ong, des responsables administratifs, le secteur privé impliqué dans la promotion des stratégies de restauration des forêts dégradées. Les travaux s'achèvent vendredi prochain