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24 avril 2006

ENVIRONNEMENT - L’Espagne, mauvais élève de Kyoto

L’Espagne, loin de respecter les accords passés lors du protocole de Kyoto en 1990, serait aujourd’hui le pays industrialisé le plus polluant en ce qui concerne l’émission de gaz à effets de serre. La menace d’une facture-sanction de 3,5 milliards d’euros pourrait bien forcer le gouvernement à revoir rapidement sa politique environnementale
La situation environnementale en Espagne empire. Les émissions de gaz à effet de serre auraient augmenté de plus de 52.8% par rapport à 1990, année référence du protocole de Kyoto. Un chiffre catastrophique quand on sait qu’à cette date, l’Espagne s’est engagée à réduire de 5.2% ses émissions de gaz avant 2012. D’après le rapport du département sur l’Environnement et la Commission du Travail, le pari semble loin d’être gagné. Son secrétaire confédéral, Joaquin Nieto, dénonce ainsi une absence totale de coordination gouvernementale sur le sujet. Malgré les promesses politiques, les émissions ne cessent d’augmenter, d'année en année. Et aujourd’hui, la sanction financière risque d’être lourde de conséquences pour l’Espagne : pour respecter le cadre de l'accord, le pays devra acheter à ce rythme quelque 3,5 milliards d'euros de droits d'émissions dans les cinq prochaines années. Des mesures fantômes Pourtant, la ministre de l’Environnement Cristina Narbona se montre plutôt confiante et satisfaite des efforts fournis. Selon elle, grâce au plan mis en en oeuvre par le gouvernement en 2006, un millier d’entreprises vont devoir se plier aux normes imposées par le protocole pour lutter contre les effets nocifs de ces gaz responsables du réchauffement de la planète. L'Espagne espère ainsi réduire de 0.4% le chiffre publié par le rapport. Un résultat toutefois bien mince quand on connaît le chemin qu’il reste encore à parcourir d’ici 2012... Pour un pays comme l’Espagne, en pleine expansion depuis la signature de Kyoto il y a 16 ans, les engagements pris alors, et faussés depuis par de nouveaux besoins, risquent fort d’être difficiles à tenir. A moins que le pays ne se tourne vers l’énergie éolienne qui permet, aujourd’hui déjà, d’éviter l’émission de quinze millions de tonnes de dioxyde de carbone dans l’air. Après seize ans, espérons que le vent tourne enfin pour le plus gros pollueur du protocole de Kyoto. Sabrina KHENFER. (LPJ) 24 avril 2006

pour une stratégie européenne de lutte contre les catastrophes naturelles

La commission de développement régional du Parlement européen estime que la Commission européenne doit présenter un projet de stratégie européenne de lutte contre les catastrophes naturelles. Elle préconise notamment le création d'une "Force européenne de protection civile"

Lundi 24 Avril 2006

Un rapport présenté par le président de la Commission du développement régional du Parlement européen, Gerardo Galeote Quecedo (PPE-DE ES), sur les catastrophes naturelles relève, entre autres, que les incendies ont à nouveau détruit des milliers d'hectares de forêts en 2005 et coûté la vie à plus de trente civils et pompiers. Ce phénomène, véritable fléau annuel pour les régions touchées, est en outre en train de s'aggraver. Pour y faire face, les membres de la commission parlementaire estiment que Bruxelles doit élaborer une stratégie européenne de lutte contre les catastrophes naturelles. Une stratégie devant inclure un volet obligatoire de prévention des risques et arrêter un protocole technique d'action uniforme pour l'Union européenne.Une enquête devrait être faite sur les sites les plus vulnérables aux incendies et aux sécheresses prolongées qui porterait aussi sur les ressources disponibles sur place. La commission parlementaire propose dans la foulée la création d'un observatoire européen de la sécheresse et de la désertification. Elle demande également la création d'une "Force européenne de protection civile". Les députés engagent également, dans le rapport Galeote Quecedo, la Commission à prévoir les ressources nécessaires pour soulager les souffrances et satisfaire les besoins matériels de toutes les victimes de catastrophes naturelles et de leurs familles. Il plaident aussi pour la création d'un fonds de catastrophes agricoles destiné à indemniser toute perte de revenus résultant de la destruction des récoltes des agriculteurs victimes des catastrophes naturelles.