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29 avril 2006

Cameroun: Le Cameroun veut réhabiliter son couvert végétal

Cameroon Tribune (Yaoundé)

28 Avril 2006Publié sur le web le 28 Avril 2006 : Jeanine Fankam

Des réflexions qui ont commencé dans ce sens à Mbalmayo lundi dernier, conformément aux directives de l'OIBT s'achèvent aujourd'hui.
Lundi dernier, s'est ouvert à Mbalmayo, un atelier de cinq jours sur le mode de restauration, d'aménagement et de réhabilitation des forêts tropicales et secondaires du Cameroun. La nécessité de reconstituer les parties dégradées est devenue un impératif au vu de l'avancée du désert, du réchauffement climatique, de la perte de la biodiversité sans compter la diminution des ressources forestières.
Dans les zones de savane par exemple, la sécurité énergétique constitue un défi. Les effets combinés de l'exploitation des boisements naturels, des défrichements agricoles, des pâturages et de la sécheresse ont contribué à une baisse du potentiel ligneux préjudiciable à l'équilibre besoins/ressources et à un recul de la couverture végétale, défavorable au climat. La situation est d'autant plus préoccupante qu'une étude récente de la FAO sur l'évaluation des ressources forestières nationales a montré que 70% des forêts camerounaises sont secondaires.
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Il faut donc réagir pour restaurer le couvert végétal et préserver la biodiversité. Certaines actions ont déjà été entreprises. Une étude vient par exemple d'être menée avec l'appui de la FAO sur l'évaluation des ressources forestières du Cameroun. Cette étude permet d'avoir toutes les informations sur l'ensemble des écosystèmes forestiers du Cameroun et vise à mettre en place un moyen de surveillance pour une prise de décisions pertinentes sur les ressources forestières.
L'atelier de Mbalmayo intervient dans le prolongement du programme national de reboisement. Ses propositions fourniront les outils supplémentaires pour la reconstitution du couvert forestier avec la participation des populations. Cet atelier a permis aussi de faire un diagnostic participatif des causes de la dégradation des forêts au Cameroun. Il proposera dans ses conclusions attendues cet après-midi, des orientations pour une meilleure gestion et des solutions pour réhabiliter les parties dégradées.
De suggestions découleront des explosés sur la présentation de l'état actuel de la forêt camerounaise, des discussions entre experts sur les outils pouvant aider à la mise en oeuvre de la nouvelle politique de restauration, etc. L'atelier se déroulait dans les locaux de l'Ecole nationale des Eaux et Forêts de Mbalmayo. Il a été ouvert par Madi Ali, secrétaire général du ministère des Forêts et de la Faune. Le séminaire est organisé par le ministère des Forêts et de la Faune, en partenariat avec l'Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT). Y participent, des Ong, des responsables administratifs, le secteur privé impliqué dans la promotion des stratégies de restauration des forêts dégradées. Les travaux s'achèvent vendredi prochain